lunes, febrero 26

une autre ville du Grand Nord évacuée

Les incendies dans le Grand Nord canadien reprennent de la vigueur samedi en raison du vent et des températures élevées forçant l’évacuation complète de la ville de Hay River (Territoires du Nord-Ouest), pompiers et travailleurs essentiels compris.

Le gouvernement de cet Etat a ordonné à tous les habitants de cette commune de 4 000 habitants encore sur place de se rendre à l’aéroport et d’attendre de nouvelles instructions.

« Toute personne qui reste à Hay River le fait à ses propres risques. Il n’y aura pas de services d’urgence ou d’intervention disponibles », a ajouté le gouvernement de la région, où l’état d’urgence a été déclaré.

Les deux tiers des 41 000 habitants de ce vaste territoire du Grand Nord canadien sont actuellement évacués dans les provinces voisines, parfois à près de 2 000 kilomètres de chez eux.

Mur de flammes de plusieurs kilomètres

« Les vents extrêmes du sud-ouest ont rapproché le feu de la ville le long de l’autoroute, obligeant les équipes et les avions à se replier et à se regrouper à une distance de sécurité », a détaillé Shane Thompson, le ministre de l’environnement de cette région, évoquant une « situation très sérieuse ».

Selon les autorités, les pompiers font face à un mur de flammes de plusieurs kilomètres.

Le Canada connaît la pire saison des feux de forêt de son histoire en raison notamment d’une très grande sécheresse dans une grande partie du pays et de températures élevées dans le Nord.

Le seuil des 15 millions d’hectares brûlés a été franchi cette semaine, soit une superficie plus grande que celle de la Grèce. Cela représente déjà plus du double du précédent record enregistré sur une saison des feux complète – alors que celle-ci n’est pas encore finie.

Environ 200 000 habitants ont dû être évacués, et quatre personnes sont mortes.

Selon les experts, le réchauffement climatique a créé des conditions météo beaucoup plus favorables aux feux.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Incendies au Canada : un danger supplémentaire pour une faune et une flore malmenées

Le Monde avec AFP